dimanche 22 novembre 2009
vendredi 20 novembre 2009
Dans quelques minutes, j'irai jusqu'à Bellecour rejoindre un garçon, qui souhaite m'acheter des bottes. Des bottes de femme, bien sûr.
J'avais déjà été très surprise de recevoir son mail qui ressemblait à "Je veux vos bottes! Valentin."
Je trouve ça si drôle qu'il vienne seul, il m'a mis la pression il veut les offrir à sa copine samedi. Bon, on se voit quand alors.
Il y a donc vraiment des garçons qui tapent "bottes cuir femme T.39" sur ebay?
C'est chouette, ça me donne presque envie de lui faire le papier cadeau tiens.
J'avais déjà été très surprise de recevoir son mail qui ressemblait à "Je veux vos bottes! Valentin."
Je trouve ça si drôle qu'il vienne seul, il m'a mis la pression il veut les offrir à sa copine samedi. Bon, on se voit quand alors.
Il y a donc vraiment des garçons qui tapent "bottes cuir femme T.39" sur ebay?
C'est chouette, ça me donne presque envie de lui faire le papier cadeau tiens.
jeudi 19 novembre 2009
On était jeudi, je savais qu'il viendrait. Il me l'avais dit, depuis mon vendredi soir de déception. Il m'avait dit "Jeudi, je viens cash." C'était ça, la phrase, je m'en souviens parfaitement.Je suis sortie de l'école, après que la nuit soit tombée, comme chaque soir.
J'étais avec Lilian, on a traversé la place des Terreaux, comme chaque soir; pour regagner le métro, devant l'opéra. J'ai aimé ce moment où l'on avançait dans la rue, Lilian a vu des gens avec des gobelets de vin, on s'est un peu baladé pour savoir d'où venaient les verres, c'était un peu comme noël.
On a rien trouvé, mais on marchait sur les pavés, paisiblement, il faisait froid, nuit, j'étais bien car je savais qu'il allait venir, ce soir. J'étais paisible, oui, je savais que j'avais un peu de temps, beaucoup de temps, mes jambes.
Lilian a fini par s'engouffrer dans une bouche de métro, un peu plus loin, et moi j'ai continué à marcher. J'avais envie d'acheter de la lingerie, pour la mettre en rentrant, la porter sous mon peignoir, pour me sentir belle dans ses yeux.
De la lingerie à deux francs six sous, pas de la lingerie qui ressemble au mot lingerie, qui est très chic. Plutôt juste quelque chose de mignon, de bon marché, de neuf, de quasiment jamais porté, sauf en cabine d'essayage.
Je l'ai choisi violette. Je voulais de la couleur, j'avais envie de couleur.
Sur l'image, c'est mon papa.
C'est terrible car je ne fais que de rêver de viol.Il faut que je l'écrive, ça a remplit ma nuit.
Hier midi Faustine était venue manger chez moi, du riz au curry, juste avant la biennale, on était arrivée en retard.
Cette nuit, je nous revois chez moi, toutes les deux, on décide de descendre à la boîte aux lettres, je ne me souviens plus de la raison précise mais le riz cuit et on se dit qu'on pourrait en profiter pour aller voir la boîte aux lettres. On descend les quatre étages, en laissant ma porte ouverte, comme je fais toujours. En la fermant, mais pas à clé, pas le verrou.
On prend l'ascenseur, l'ascenseur se bloque, aux rez-de-chaussée, devient extrêmement sombre, et le plafond vibre si fort que j'ai l'impression qu'il va tomber sur nous avec tout le mécanisme. Je n'ose pas regarder Faustine tant je me doute de son état de catastrophe, j'appuie sur tous les boutons, aucune alarme ne se déclenche.
Faustine hurle alors que la solution est de se couper une jambe. Je ne me souviens pas précisément pourquoi, mais je crois que c'est pour s'échapper en passant plus facilement par une trappe.
Elle le répète en secouant mes épaules, je ne vois plus rien tellement je pleure d'angoisse. Je finis par donner un gros coup dans la porte de l'ascenseur qui cède. On sort en courant, dans le hall de mon immeuble, et on tombe sur deux jeunes hommes, très menaçants, qui nous promettent de nous violer.
On remonte les étages, je crois que je suis encore plus angoissée que dans l'ascenseur bloqué, ils sont derrière nous, je les entends. On monte, cinq par cinq, les marches. On atteint ma porte, on entre à l'intérieur, on referme la porte et on se rue sur le verrou, que l'on ferme, à double tour cette fois-ci.
Et c'est à ce moment là que je sens une présence, derrière moi, quelqu'un qui se colle contre mon dos. Faustine est à ma gauche, on est encore face à la porte, on se retourne et deux autres hommes sont là. Ils sont entrés pendant que l'on était en bas, pendant que l'on avait laissé le verrou ouvert. Je ne suis pas réellement capable de raconter la suite.
Je me rends compte maintenant, qu'inconsciemment, je dois avoir peur que quelqu'un entre chez moi lorsque je descends les poubelles, et laisse la porte ouverte.
Je me dis toujours, que c'est pour seulement quelques secondes, mais mon cœur doit sans doute battre imperceptiblement plus vite que d'habitude, dans ces moments là.
mercredi 18 novembre 2009
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